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LE 19 Juin 2018

L'entreprise étendue

La guerre des ESN et des freelances : comment en est-on arrivé là ?

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La guerre des ESN et des freelances : comment en est-on arrivé là ?
La guerre des ESN et des freelances : comment en est-on arrivé là ?

De plus en plus d’ESN, de start-ups et de grands comptes font appel à des experts indépendants sur une compétence ou un secteur en particulier. En pleine pénurie de talents, il faut dire que les freelances collectionnent les bons points et séduisent par une belle flexibilité, une réactivité accrue et une créativité que l’on ne retrouve pas ailleurs. ESN et freelances semblent impliqués dans une relation gagnant-gagnant… du moins sur le papier car en pratique, le ciel n’est pas toujours dégagé. En cause notamment, certaines pratiques discutables de plusieurs structures qui voient l’alternative « freelance » comme une façon d’optimiser les coûts et se faire encore plus de marge… jusqu’à tomber dans l’abus. Alors que les jeunes générations de freelance ne sont pas encore habitués à travailler avec les ESN et ne sont pas fermés à cette idée, des indépendants avec plus de bouteille ne veulent plus entendre parler de ces monstres qu’ils appellent encore des SSII.

Au vu de leurs intérêts communs, ESN et freelances ne peuvent que recoller les morceaux !

De par la nature volatile et turbulente de leurs cœurs de métier, les ESN sont constamment sous tension en matière de ressources humaines : elles sont confrontées à des difficultés de recrutement structurelles accentuées par un turnover qui oscille entre 15 et 20%, soit deux fois plus que la moyenne nationale. La déferlante du Stop & Go se traduit dans les faits par des lenteurs opérationnelles que les ex-SSII ne peuvent se permettre. Et comme le malheur des uns fait le bonheur des autres, les experts indépendants se sont engouffrés dans la brèche pour faire valoir leurs services, devenant peu à peu une solution viable et surtout durable pour les structures qui peinent à stabiliser leurs équipes dans un premier temps, puis pour toutes les autres ! Les conditions de travail au sein des ESN, parfois jugées compliquées, conjuguées à l’allergie des millénials envers la hiérarchie et les horaires fixes, ne sont pas étrangères à cette instabilité RH. Et lorsque l’on sait que bon nombre de ceux qui claquent la porte des ESN cèdent à l’appel de phare du travail indépendant, on tient là la première pièce du puzzle de la crise de confiance entre les deux parties. D’autres pratiques peu élégantes viennent exacerber la tension. On citera notamment la fameuse carte du « conseil avant-vente » pour « gratter » des prestations à titre gracieux, devenue la spécialité de certaines jeunes pousses.

Dédramatisons… cet état de fait ne devrait pas durer outre-mesure. Les intérêts sont communs, la dépendance est réciproque. Les ESN sont dans l’obligation de recoller les morceaux, ne serait-ce que dans le dessein ultime d’optimiser leurs coûts : un recrutement coûte 10 000 € en moyenne, ce qui est extrêmement élevé, à fortiori avec un turnover aussi important et la pénurie des talents sur des compétences parfois rares. De plus, les ESN doivent faire face à de nouveaux concurrents qui mettent en relation directe les entreprises et les experts, à l’image des plateformes freelances comme XXE.

Le freelance doit prendre le pouvoir

Evidemment, les torts sont partagés. Communication pas assez percutante, tendance à la procrastination, estimation approximative de la capacité de production… les freelances ne sont pas exempts de tout reproche. Par ailleurs, le travail indépendant implique souvent des cycles longs de paiement auxquels il faut s’adapter. Pour éviter le hors-piste et les surprises de dernière minute, tout devra être couché sur papier depuis le début de la collaboration, des deadlines de livraison aux délais de paiement en passant par les modalités des pénalités de retard… Pour se protéger, les freelances doivent connaître leurs droits. Il faut par exemple savoir que les entreprises disposent de 30 à 60 jours pour régler une facture avant de considérer qu’elles ont failli à leurs obligations de paiement. Les coordonnées bancaires doivent figurer sur la facture car le client n’a pas toujours le temps de chercher le RIB ou l’adresse PayPal du prestataire dans son courrier électronique. Pour éviter les risques d’impayés, il est du devoir du freelance de faciliter les modalités de paiement de sa prestation par le biais de moyens de paiements pratiques et sécurisés.

Comme pour tout partenaire, le freelance doit apprendre à connaître et à choisir les ESN avec qui il accepte de travailler. Bien que la marge soit abusive dans certains cas, accepter de travailler avec des ESN vous garantit de travailler avec des grands comptes que vous n’aurez jamais eu tout seul sans référencement. Vous pouvez sélectionner un partenaire de confiance qui vous proposera de belles missions à un taux de marge correct.

Pour compléter vos connaissances

Consultez notre article : « L’intermédiation des plateformes ou comment couper le cordon ».

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