Elodie Djegadisvarane

Elodie Djegadisvarane

Lecture de 5 min

LE 15 Mar 2019

les experts métiers

Développement mobile : quels langages maitriser ?

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Développement mobile : quels langages maitriser ?
Développement mobile : quels langages maitriser ?

Il y une application pour tout… et il y a tout pour une application ! D’accord… un peu facile comme allitération, mais il y a du sens. Aujourd’hui, les stores font coexister des applications qui répondent à de vrais besoins avec des applications « vitrine », uniquement destinées cocher la case qui correspond à l’application dans la checklist des entreprises. Quoi qu’il en soit, le marché des applications pour smartphones réalise chaque année des bonds de croissance absolument phénoménaux… on croirait revoir les taux de croissance de propagande du régime soviétique ! En 2017, le marché a gagné 35 points (!) selon les chiffres fournis par Sensor Tower Store Intelligence, générant quelque 60 milliards de dollars.

Les smartphones sont les seuls appareils à être suffisamment nombreux pour pouvoir être comparés à la population mondiale. La demande en développement mobile suit logiquement cette tendance. Mais vers quel langage se diriger pour aspirer à une belle carrière ? Le quintuple que nous allons vous proposer (sans ordre) résulte d’un croisement de plusieurs sources (l’étude de CodeEval, la data fournie par IQVIS, les occurrences sur les moteurs de recherche, etc.). C’est parti !

 

#Buildfire.js

 

Ce langage permet aux développeurs de tirer parti du SDK Buildfire et de JavaScript pour créer des applications mobiles en utilisant le backend Buildfire. Intégrant déjà des plugins qui couvrent environ 70% des besoins professionnels les plus courants, Buildfire vous prémâche le travail ! Vous n’aurez qu’à créer les fonctionnalités spécifiques à votre projet en fonction des besoins de votre client, sans partir de zéro. Son architecture ultra-flexible supporte l’utilisation de programmes JavaScript tels que JQuery, Underscore, React, Angular, etc. Avec un cadre préprogrammé qui le rend prêt à l’emploi, Buildfire ne pose pas de problème spécifique à l’apprentissage. C’est même un langage conseillé aux novices qui n’en sont qu’à leurs premiers balbutiements dans la programmation mobile.

 

# Java

 

Android, c’est une part de marché globale de 85%, portée par 2 milliards d’utilisateurs actifs chaque mois. Les utilisateurs Android « touchent » leur smartphone 2 617 fois par jour. Quel rapport avec Java ? C’est le langage de programmation attitré des applications Android ! Créé au milieu des années 1990 par James A. Gosling, ancien informaticien chez Sun Microsystems, il est utilisé pour créer des applications qui peuvent être déployées sur tout type de dispositif informatique, ou réparties sur un réseau, entre serveurs et clients. Pour devenir un as du Java, suivez ce modus operandi :

  • Commencez par maîtriser les concepts de base comme le threading, le multithreading, l’OOPS, etc. ;
  • « Creusez » Android, identifiez les bases, créez des modules ;
  • Analysez les applications et leur fonctionnement. Découvrez les APIs, développez une application de messagerie, jouez avec le Bluetooth, le Wifi, les capteurs, les services Google, etc.
  • Construisez un véritable réseau de veille pour rester à la page. Un développeur qui n’est pas à jour aura plus de problèmes à trouver des clients qu’un marketer, un CM ou un rédacteur.

 

# Objective-C

 

Ce fut pendant de longues années le principal langage de programmation supporté par Apple pour le macOS, les appareils sous iOS ainsi que leurs APIs Cocoa et Cocoa Touch. La donne a changé depuis le développement de Swift, puisque ce dernier l’a presque entièrement remplacé… du moins théoriquement. Si l’on se fie à la courbe statistique de StackOverflow publiée un an et demi après le lancement de Swift, on se rend en fait compte que les développeurs passaient toujours plus de temps à coder avec Objective-C qu’avec Swift. Même constat sur Github, où Objective-C est largement plus utilisé que Swift (voir ici) plus de 18 mois après le lancement de ce dernier. Comme il s’agit d’un sur-ensemble codé C, il dispose d’un certain nombre de fonctions qui traitent avec précision les éléments graphiques, les E/S et l’affichage.

La transition Objective-C vers Swift a donc été plus longue que prévue. Faut-il tout de même prendre le risque d’apprendre un langage sur le déclin ? Non, si l’on se fie à la courbe de TIOBE qui montre clairement l’hégémonie de Swift qui a cannibalisé son prédécesseur. Maintenant, nous sommes dans une période « tampon » : le développer iOS devra souvent piocher dans Objective-C pour répondre à certains besoins spécifiques. Enfin, apprendre Objective-C permet au développeur iOS qui travaille en agence d’assurer le suivi d’anciens projets, entre autres.

 

# SWIFT

 

« S’il y a un langage de programmation qui a le potentiel de redessiner le futur, c’est bien Swift », peut-on lire sur Buildfire.com. Swift est un langage de programmation compilé pour les applications iOS, MacOs, Watch OS, tv OS et Linux. Objective-C à plus de 30 ans et a été écrit à une époque où nous interagissions principalement avec des ordinateurs. Bien que les spécificités d’Objective-C soient encore importantes aujourd’hui, elles peuvent rendre l’apprentissage de la programmation iOS intimidante. Sa syntaxe encourage les développeurs à écrire un code propre et cohérent, ce qui minimise les erreurs et améliore la lisibilité. Rapide, il a été conçu dans un souci de performance, et nous pouvons vous garantir qu’il porte bien son nom ! En effet, Swift est 2,6 fois plus rapide qu’Objective-C et 8,4 fois plus rapide que Python.

 

# Python

 

Guido van Rossum. Ce nom ne vous dit probablement pas grand-chose, mais c’est le programmeur néerlandais qui a inventé Python en 1991. Il fera plus tard carrière chez Google avant de poser ses valises chez Dropbox. La devise de ce langage de développement ultra-populaire est éloquente : « moins de code, moins de temps, moins d’argent ». L’effort à consentir pour coder en Python est inférieur à ce que l’on doit faire sur C++ ou Java, par exemple. Voici un petit exemple basique pour voir la chose. Imaginons le besoin suivant : imprimer l’expression « Bienvenue ! ».

  • En C++, il faudra coder : #include <iostream>
    int main() { std::cout << “Bienvenue ! “; return 0; }
  • En Python, le code est le suivant : print(“Bienvenue !”)

C’est clair, net et sans bavure. Python est d’ailleurs le langage de programmation le plus enseigné dans les écoles spécialisées. Si vous visez la masse, c’est Python qu’il faut maîtriser, avant d’éventuellement étoffer votre profil avec un autre langage. Les géants comme Google, Dropbox (deux firmes qui ont engagé le créateur de Python), Spotify, Quora, OpenStack, BitTorrent, Reddit, YouTube, Calibre et Instagram le plébiscitent, mais la tendance a débordé sur d’autres filières comme le jeu vidéo, le graphisme et la science avec des poids lourds comme la Nasa, Electronic Arts (éditeur des jeux FIFA) ou encore Disney.

Vous êtes un développeur freelance en quête de missions ? Par ici !

 

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