Elodie Djegadisvarane

Elodie Djegadisvarane

Lecture de 5 min

LE 25 Juin 2019

L'entreprise étendue

Freelances : pourquoi l’entreprise exige-t-elle votre présence ?

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Freelances : pourquoi l’entreprise exige-t-elle votre présence ?
Freelances : pourquoi l’entreprise exige-t-elle votre présence ?

Les vieux réflexes ont la peau dure ! Oui, mais la faute à qui ? Côté recruteur, la méfiance reste de mise… lorsqu’on n’atteint pas un certain degré de paranoïa. Le présentiel rassure, car il est physique. Pour le freelance, et par essence, l’action de produire n’est liée à aucune considération géographique. Mais comme on ne vit pas dans un monde parfait, les deux parties ont des choses à se reprocher. Si l’on épinglera volontiers les tendances old school de certains managers, on épinglera tout aussi volontiers la tendance de certains indépendants à ne pas être joignables, à ne pas donner suffisamment de gages à leurs interlocuteurs et à trop faire dans l’impro. XXE fait le tour de la question !

 

Entreprise parano vs freelance un peu trop easy-going

 

Si certaines boîtes font un peu trop de zèle sur la question de la présence physique, d’autres sont plutôt dans une démarche tout à fait compréhensible, nourrie par une série de mauvaises expériences. De l’autre côté, si le freelance est freelance, c’est justement pour s’affranchir des contraintes géographiques, parfois temporelles. Voilà, on a tous les ingrédients d’une « problématique ».

 

Naturellement, tous les freelances ne se valent pas. Tous ne sont pas « raisonnablement » joignables. Tous ne respectent pas les deadlines. Tous ne prennent pas la peine d’entretenir la flamme de la confiance mutuelle. Tous ne font pas preuve d’empathie pour comprendre les réserves de l’entreprise sur un mode de collaboration qui gagne du terrain mais qui n’en est qu’à la moitié de son chemin. En somme, tous ne donnent pas assez de garanties à l’autre partie qui peut se réfugier dans une posture méfiante. Dans d’autres cas, le projet a tout simplement besoin d’un grand niveau de coordination entre les différentes équipes, et il est tout à fait naturel qu’il soit demandé au freelance d’être présent physiquement pour certaines missions chirurgicales. N’allez donc pas tout de suite assumer que toute demande de travail en présentiel émane automatiquement d’un control freaken manque de sa dose de freelances frais à aliéner. La règle générale, du moins dans les métiers du tertiaire, reste quand même le télétravail, tant qu’on est réactifs, joignables et bien équipés (attention à la connexion hésitante, lente ou intempestive).

 

Là où le bât blesse, c’est chez les entreprises bad boys. Des boîtes qui ne saisissent pas encore les nuances qui séparent un salarié classique d’un freelance, et pour lesquelles le mantra est simple (simpliste ?) : je te paie, tu bosse dans mes locaux. Un management néanderthalien qui résiste au changement et qui ne jure que par les sacro-saints horaires administratifs, pointage, pause obligatoire à des horaires arrêtés & co. La boîte à papa, voire à grand-père, en somme. Quoi qu’il en soit, si vous avez opté pour une carrière de freelance, c’est que (a priori) le présentiel n’est pas votre tasse de thé. Cheer up ! Tout n’est pas perdu, et on le prouve : en « repoussant » les jeunes talents, les entreprises old school se tirent une balle dans le pied, se privant des meilleurs pour ensuite perdre en compétitivité. Si certaines boîtes (et elles sont peu nombreuses) avancent à reculons sur le chemin de l’attractivité pour les indépendants, d’autres sont en galop sur la route de l’innovation et du freelance-friendliness (si vous nous excusez l’expression). Et il y’a même un label pour ça…

 

« Best Place to Freelance » : un label pour les entreprises amies des free

 

Alors là, présentiel ou pas, qu’on ne vous entende pas ! Merci donc au Bureau Veritas Certification qui a créé le label « Best Place to Freelance » pour récompenser les employeurs qui ont tout compris. Tout est parti d’une observation : les pratiques en matière de recrutement et de conditions de travail des freelances sont assez hétérogènes. On peut ici évoquer l’inutile exigence (souvent) de la présence physique, mais pas seulement. Les cas de frais cachés ou de conditions de travail extrêmes abondent. Le label a donc pour principal objectif de rehausser le niveau des standards en mettant en lumière les bonnes pratiques en la matière. Finie donc l’époque de la conception archaïque du « freelance pneu de secours », sans besoin de maintenance. Le freelance est certes un travailleur hétérodoxe, mais un travailleur quand même.

 

Par ailleurs, il faut dire que la productivité ne se restreint pas au cadre désuet de la présence dans les locaux de l’entreprise, elle le dépasse pour se situer sur le spectre large de la motivation et des conditions du travail. Dans notre cas précis, il s’agit de prendre en considération les besoins particuliers des nomades digitaux, qui ne sont pas forcément ceux des salariés. Comment imposer la sédentarité à un nomade ? De ce point de vue, la question du présentiel (et d’autres questions liées aux conditions de l’exercice de l’activité) devrait être justifiée. Dès lors, le problème ne devrait plus se poser.  Comme souvent, c’est le bon sens qui sera salutaire !

 

Vous n’êtes pas un aficionado du présentiel ? Vos missions vous attendent sur XXE !

 

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