Audrey Liberge

Audrey Liberge

Lecture de 3 min

LE 20 Juin 2019

Freelance style

Existe-il un âge idéal pour se lancer en freelance ?

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Existe-il un âge idéal pour se lancer en freelance ?
Existe-il un âge idéal pour se lancer en freelance ?

Passer en freelance : age is just a number ? Trop jeune ? Trop vieux ? Autrefois, il fallait des tonnes de crédibilité professionnelle pour pouvoir passer freelance sans être taxé de « raté ». Évolution sur évolution, changement de perspectives, mutation sociale, puis sociétale, et paf ! Voilà qu’un freelance est aussi légitime qu’un salarié. Existe-il donc un âge idéal pour se lancer en freelance ? La réponse simple : il n’y a pas de « bon » âge pour devenir freelance. Oui, mais c’est quand même un peu plus compliqué que ça. Par ici la compagnie.

Offre vs demande, la seule loi qui compte

Pénurie = opportunité. L’équation est simple. L’homoéconomicus que vous êtes est naturellement sujet aux fluctuations du marché tout puissant (merci Adam). Plus un bien est rare, et, par extension, plus un service est rare, plus une compétence est rare, vous voyez le topo. Et plus sa valeur sur le marché augmente. A contrario, plus une denrée est abondante, moins elle suscite d’intérêt. C’est humain. Quel rapport avec l’âge idéal pour passer en freelance ?

Figure 1 : vous êtes développeur full stack, ingénieur, vos compétences sont en forte demande sur un marché qui souffre de pénurie de talents ? L’âge est un facteur nul. Allons plus loin et disons que l’âge n’est pas un facteur du tout.

Figure 2 : vous êtes rédacteur web tout ce qu’il y a de plus classique, profil plutôt généraliste, le marché ne sait plus où mettre vos semblables. Honneur aux plus expérimentés, et du coup, aux plus âgés. Là par contre, passer en freelance à un âge plus avancé, après avoir cumulé l’expérience salvatrice, compte pour beaucoup.

Mais attention, ce n’est pas gravé dans la pierre. Car, après tout, nous parlons de théories économiques, pas d’une science exacte (on entend d’ici les cris des économistes du plateau de Calvi… désolé messieurs, l’économie n’est pas une science). Pour preuve, beaucoup de jeunes ne daignent même plus passer par la case salariat, et foncent tête baissée dans le freelancing, sans se retourner. Et pour une grande majorité d’entre eux, ça marche ! La combinaison « talent+persévérance » is hard to beat. Junior et crédible ? Oui, c’est possible.

Faire ses armes ou y aller like a virgin ?

Si vous êtes freelance, c’est que vous avez forcément remarqué que la culture du travail nomade gagne en popularité, chez les jeunes ! La stat : en dix ans, le nombre d’indépendants en France a triplé. Moyenne d’âge ? Les mi-trentenaires sont légion, tout profil confondu. Si, par contre, vous êtes en phase de réflexion pour vous lancer en indépendant, sachez qu’au-delà de votre âge, c’est surtout votre personnalité (et votre savoir-faire évidemment) qui fera la différence.

Osons dire que l’âge n’est pas un facteur, à ce moment-là, le choix est vôtre : passer par la case salariat pour gagner en expérience documentée, ou vous lancer directement dans le bain de jouvence indépendant. Ça dépend aussi de vos aspirations. Toujours est-il que comme pour un salarié, il y a une logique d’évolution à respecter, des galons à prendre. On serait donc tenté de dire que plus tôt vous vous lancez, mieux c’est pour votre carrière. Mais attention quand même à ne pas brûler les étapes. Il faut mûrir l’idée, et la maturité n’est pas une question d’âge (ou peut-être un peu quand même). Ceci pour dire que votre logique ne doit pas se limiter à votre date de naissance, mais la dépasser à des facteurs plus déterminants, comme votre approche globale de la chose : tisser un réseau, bâtir sa marque, rouler sa bosse, accepter des missions sous-payées pour accéder au marché… On ne vous apprend rien en vous disant que le freelancing est une aventure pour esprits téméraires, iconoclastes. Des profils pour qui le cauchemar à un nom : le salariat rigide et monotone.

Le jour de gloire est (presque) arrivé

Un peu de contexte : l’âge d’or du salariat est (quasiment) révolu. Le travail, lui, ne disparaîtra pas. Il prend de nouvelles formes. Aujourd’hui, les entreprises (petites, moyennes et grandes) font de plus en plus appel aux indépendants. Elles font même l’effort de s’adapter aux indépendants par une démarche freelance-friendly. C’est un fait. Freelances, l’avenir vous appartient ! Non, ce n’est pas un slogan de campagne, c’est déjà une réalité outre-Atlantique. Comme les Américains ont toujours un petit temps d’avance (comment ils font en fait ?), il est possible de voyager dans le futur. Il suffit de jeter un œil du côté du pays de l’oncle Sam pour savoir à quoi ressemblera notre avenir. Là-bas, on prévoit que le travail indépendant prendra le dessus sur le travail traditionnel d’ici 2040. C’est ce que révèle une étude de la fondation Kauffman et de l’Institut Roosevelt. Oui mais aujourd’hui ? Aujourd’hui, le freelancing représente 34% de la force de travail aux Etats-Unis, et, à ce rythme, ce taux va dépasser les 50% en 2020. Alors, on attend quoi pour se lancer ?

Pour aller plus loin

Freelance style : le comparatif des différents statuts !

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