Elodie Djegadisvarane

Elodie Djegadisvarane

Lecture de 5 min

LE 01 Juil 2019

Freelance style

L’été du freelance : la tentation tongs, short et crème solaire

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L’été du freelance : la tentation tongs, short et crème solaire
L’été du freelance : la tentation tongs, short et crème solaire

Flâner en chemisette légère, dorer sur une plage de sable fin, cocktail « parasolé » à la main… l’été est LA saison des tentations. Mais voilà, si vous avez fait le choix du travail indépendant, c’est justement pour échapper, entre autres, à la saisonnalité imposée par le salariat. Le rebelle bigot qui sommeille en vous se pose des questions : qui a dit qu’il fallait travailler l’hiver et végéter l’été ? Tout d’un coup, on comprend la vie mieux que les fourmis ! Des questions existentielles, vous le voyez, qui ne vous laissent aucun répit. Oui, mais vous avez quand même envie de profiter de l’été. Nous allons donc tenter de vous démontrer qu’être freelance et jouir d’un été « salarial » ne sont pas deux activités antinomiques. Suivez le guide.

 

L’attrait de l’été pour les humains (et freelances) : causalité chaleur-farniente ?

 

Freelance ou pas, nous sommes (heureusement) des créatures sociales, communément connues sous l’appellation d’humains, et donc naturellement prédisposées à faire un peu comme les autres (mimétisme social et peur inconsciente de l’exclusion obligent). Surtout en été, où l’ambiance et le vibegénéral s’y prêtent. Et ça s’explique, ou du moins ça se tient. Un constat stéréotypé pour commencer : ça zouke un peu plus quand il fait chaud. De là à établir un lien de causalité entre chaleur et farniente, il n’y a plus qu’un pas. Un peu d’observations pseudo-sociologiques établiraient d’emblée le lien, et ne manqueraient pas d’arguments visibles à avancer : des plages bondées l’été, un taux de fécondité qui grimpe en région équatoriale, des pubs pour jus d’orange…

 

Non, sérieusement, zouker l’été, rien de plus normal. Sur le même registre, la montée des températures et le prolongement des heures de soleil affectent naturellement notre horloge interne. La serviette de plage nous parle donc un peu plus. Combinez ça à une baisse habituelle de l’activité, traduite par une baisse du volume de projets disponibles (normal, tous vos clients sont en vacances !), et vous obtenez un été freelance où il faut vraiment se forcer pour travailler.

 

Alors, on travaille ou on ne travaille pas ?

 

Quand on est freelance, on est à la jonction du salariat et de l’indépendance. A la jonction, car bien qu’on ait le luxe de sélectionner nos clients et nos missions, on doit aussi travailler contre rémunération, avec tout ce que cela implique en termes d’engagement envers un donneur d’ordre. Evidemment, dans votre cas, le donneur d’ordre est temporaire, par opposition à l’esclava.. (pardon, lapsus), par opposition au salariat, où le maît.. (pardon, lapsus en promo), où le boss c’est pour la vie.

 

Vous l’aurez (peut-être) compris, il s’agit de trouver un juste milieu qui va de pair avec votre condition d’indépendant. Car en tant qu’indépendant, vous n’avez pas d’horaires, et la saisonnalité, connais pas. Votre vie est rythmée par votre calendrier, et si vous avez des projets en cours l’été, eh ben pas de bol ! Ou peut-être si, un peu, après tout…

 

Premier facteur : votre force, vous, freelance, c’est votre sens de l’anticipation (du moins, on l’espère pour vous). Deuxième facteur : rester en veille est un must. Troisième facteur : pour un freelance, l’activité professionnelle ne s’arrête jamais. Mais ça, on l’a déjà établi.

 

 

The million dollar question : comment concilier tout ça avec le besoin de prendre ses vacances en été ?

 

A ce niveau, deux formules se disputent le podium. D’une part, l’école « organisationniste », qui prône le planning à distance et anticipe le creux de la période estivale, elle dit en gros : il faut « liquider » ses projets, relancer ses contacts sur les éventuels projets à bosser en été pour bien préparer la rentrée et partir sereinement en vacances (en veillant à aller dans un endroit où le wifi fonctionne, quand même). La deuxième école est plus relax, c’est l’école « amalgamiste », qui elle évangélise sur le mélange des genres, et considère le freelance comme un état de vacances permanent. Elle prône plutôt le mac sur la plage, clé 4G dans la poche. Pour cette école, vie pro et vie perso ne font qu’un, nul besoin donc de décrocher complétement, car on peut concilier les deux au quotidien.

 

C’est possible des vacances pour un freelance ?

 

Bien sûr que c’est possible. De toute façon, le rayon des possibles s’allonge tous les jours. La bonne question serait plutôt « à quel prix ? ». Réponse : organisation, communication et droit assumé au repos. On organise son calendrier, on reste « connecté » (même à la Barbade), on prend en compte les vacances sur le rétro planning partagé avec les donneurs d’ordre, et on avertit les clients en amont qu’on sera « indisposé », quand on n’a pas envie d’utiliser le gros mot « vacances » (car pour certains freelances, on pense qu’il serait mal vu par les clients d’en prendre !).

 

La révélation du jour : les vacances, c’est quand même essentiel pour l’équilibre. Voilà pour la formule bateau du jour. Plus sérieusement, le burnout est à l’affût, apprenez donc à déconnecter. Sur le long terme, s’obstiner à rester collé à votre ordinateur ne vous fera pas que du bien. C’est d’autant plus vrai quand on est freelance, ayant donc très peu de contact avec le monde réel. On travaille chez soi, la plupart du temps. Il est donc important de changer d’environnement, le temps d’un week-end, comme Al Pacino dans le film éponyme. Allez, on fait ses valises ?

 

Pour aller plus loin :

Vie de freelance : vie de chat ?

L’été du freelance : je papillonne ou je végète ?

Elodie Djegadisvarane

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