Elodie Djegadisvarane

Elodie Djegadisvarane

Lecture de 5 min

LE 23 Juil 2019

Freelance style

Le freelance est-il condamné à l’isolement ?

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Le freelance est-il condamné à l’isolement ?
Le freelance est-il condamné à l’isolement ?

On ne les appelle pas des « solopreneurs » pour rien ! Dans son acception positive, solo rime avec goût pour l’autonomie, l’indépendance,… mais solo rime aussi avec solitude, isolement, cloisonnement, retranchement… À la différence de l’isolement, la solitude, à dose raisonnable, peut être utile pour se ressourcer, se livrer à l’introspection ou tout simplement se reposer. En tout état de fait, l’équilibre est bon en toute chose. C’est pourquoi il faut avoir une vie sociale à côté du travail pour remettre les pendules à zéro. L’excès de solitude, ou, à l’opposé, l’excès de « sociabilité » peuvent sérieusement nuire à votre équilibre. Comment donc rompre avec l’isolement sans pour autant sacrifier son petit confort ?

 

La discipline comme rempart contre l’isolement

 

Le fait que vous soyez travailleur indépendant vous impose, peut-être sans le savoir, une discipline de fer. Sans cela, le bateau risque de chavirer pas plus tard qu’à la sortie de la marina. Si vous êtes assez discipliné pour vous conformer à un planning, respecter des délais, rester collé à votre chaise à travailler alors que le combo « canapé – Netflix » vous fait les yeux doux… Vous êtes certainement assez discipliné pour vous imposer une routine sociale : consacrer du temps au réseautage, aux rencontres professionnelles (ou personnelles d’ailleurs), aller à des événements, travailler dans un café de temps à autre…

 

L’intérêt de la manœuvre est de vous sortir de votre grotte, de vous frotter au monde réel, de rencontrer des gens avec lesquels vous avez des choses en commun (ou pas). L’Homme est un animal politique, mais c’est aussi un animal social comme nous l’apprend Aristote. Mais vous n’avez besoin d’Aristote pour vous dire que le contact humain -hors Skype- est essentiel !

 

Espace de coworking, portage salarial, cohoming… les combines anti-solitude

 

Si vous en avez les moyens, travailler dans un espace de coworking est une formule toute en avantages. En plus de partager un lieu avec des membres de votre « espèce », vous remarquerez qu’il est plus facile de se concentrer (et donc de produire) car toutes les distractions sont restées à la maison. En plus, c’est un espace social d’entraide entre indépendants, permettant de rencontrer de nouvelles personnes et de développer son réseau.

 

L’autre solution, moins onéreuse, est le portage salarial. En tant que freelance, le portage salarial vous permet d’être à votre compte et de conserver votre autonomie tout en vous adossant à une société de portage. C’est donc un bon compromis entre la liberté d’un freelance et la sécurité d’un salarié, en plus d’être un moyen efficace d’éviter l’isolement auquel le travailleur indépendant est parfois confronté.

 

L’option « gratos » ? Le cohoming. Qu’est-ce que c’est que ce truc au juste ? Simple : c’est un espace de coworking à domicile, qui permet à un freelance de proposer un bureau à partager chez lui. C’est très efficace contre l’isolement intrinsèque à votre métier, et ce n’est surtout pas cher du tout (l’autre mot pour gratuit). Et il y a même une plateforme pour ça, « CoHome ». En quelques mois, elle a dépassé les 45 000 inscrits dans 14 villes en France. Sinon, rien ne vous empêche d’adopter le concept à votre échelle, en vous organisant à plusieurs sans passer par un intermédiaire.

 

Un petit collectif pour la route ?

 

Seul, on va plus vite. Ensemble, on va plus loin. Vous connaissez l’adage. Communauté, communauté, communauté… Les réseaux sociaux, Facebook en tête, n’ont que ce mot à la bouche. Pourtant, nous n’avons jamais été aussi isolés. Retour au réel. Un collectif de freelances, ça vous parle ? Quitte à faire dans le communautarisme, autant s’y prendre correctement. Un collectif est un excellent moyen de socialiser, mais aussi de se développer professionnellement à travers la constitution de ce réseau en circuit fermé.

 

Il est certainement plus facile de travailler seul, personne ne vous contredira. Toutefois, réfléchir à plusieurs permet d’étoffer son offre de services et de la faire évoluer. C’est indéniable. Grâce aux compétences diverses de votre collectif, vous pourrez proposer à vos clients une prestation beaucoup plus complète et ainsi d’élargir le périmètre de vos clients potentiels. Mais trêve de business. Au-delà de l’enjeu commercial, travailler en collectif est un excellent antidote à l’isolement. Le collectif, c’est un espace social où s’exercent toutes sortes d’interactions et d’échanges.

 

Dans l’éventualité que vous soyez un introverti assumé, et que le collectif soit un peu « too much, too soon » pour vous, il existe une alternative taillée sur mesure pour vous : le partenariat 1 on 1. Concrètement, un partenaire au lieu de plusieurs, un « brother in arm » si vous préférez. Quelqu’un avec lequel vous pouvez prendre un café, discuter périodiquement de vos activités respectives (encore mieux pour le business si elles sont complémentaires), vous lancer des challenges pour faire progresser votre activité…

 

XXE, c’est là où se retrouvent vos pairs ! Trouvez-les sur XXE !

 

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