Elodie Djegadisvarane

Elodie Djegadisvarane

Lecture de 5 min

LE 01 Juil 2019

L'entreprise étendue

Installer le freelance dans votre open space ? Faites entrer l’accusé

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Installer le freelance dans votre open space ? Faites entrer l’accusé
Installer le freelance dans votre open space ? Faites entrer l’accusé

Tout content de recruter un indépendant volatil et téméraire, vous vous posez sans doute la question s’il faut intégrer l’Alien à vos équipes ou le laisser vaquer à ses tâches tout seul dans sa soucoupe. Si vous prenez la décision d’installer votre freelance dans votre open space, ce n’est pas pour jouer à trouver Charlie. Pour vous, employeur, il s’agit de déterminer le niveau de partenariat que vous souhaitez atteindre avec un travailleur par définition nomade. Alors, open space ou bureau virtuel pour votre freelance ? On fait le point.

 

Freelance en entreprise : le changement de paradigme

 

Une entreprise, ça a forcément une culture (bonne ou mauvaise), des rituels, un quotidien … Des petites habitudes qui se construisent au jour le jour et qui donnent un ton, une identité à la boîte. Seulement voilà, votre entreprise ne vit pas en autarcie et vous avez sans doute appris, au fil des ans, à intégrer les nouvelles technologies, les mutations culturelles et les freelances. C’est désormais une réalité, un nombre croissant d’entreprises accueillent des freelances au sein de leurs équipes. Aux Etats-Unis, 53 millions d’Américains travaillent en freelance, soit 34% de la population active. D’ici 2020, on prévoit que ce taux atteindra les 50% !

 

Forcément, l’arrivée de ce flot de travailleurs indépendants dans les entreprises bouscule les codes établis, et certaines entreprises s’adaptent mieux à ces changements que d’autres. Aujourd’hui, 94% des managers ne rechignent plus à l’idée de recruter des travailleurs indépendants. Toutefois, même si beaucoup d’organisations comprennent désormais le fonctionnement et les problématiques des freelances, elles ont encore du mal à les accueillir de manière à créer une réelle relation de partenariat.

 

Travail indépendant : le grand malentendu

 

Il est vrai que jusqu’à tout récemment, les freelances ont parfois été des énigmes, surtout pour les grands groupes. Aussi, l’entreprise accorde-t-elle peu de temps à l’intégration des travailleurs indépendants, prétextant que de toute façon, ils ne seront pas là longtemps. Or, inverser ces réflexes permettra un plus haut niveau de collaboration, pour le plus grand plaisir des entreprises et des freelances, qui ne se sentent plus comme des outsiders.

 

Oui, recruter un salarié et un freelance sont deux choses sensiblement différentes. D’une part, la durée de collaboration est évidemment plus courte avec un freelance. D’un autre côté, contrairement au salarié, le freelance devra être opérationnel dès sa première heure. C’est le principe. En outre, le volume d’informations que vous souhaitez transmettre au freelance devra être sérieusement tempéré, ce que vous allez lui présenter devra être au plus proche des seules missions dont il a la charge. Le risque étant de le noyer dans un flux massif d’informations (pas forcément pertinentes dans l’exercice de sa mission), susceptible de créer confusion et incompréhension. Vous l’aurez saisi, il y a plusieurs variables qui entrent simultanément en jeu quand il s’agit d’intégrer un freelance travaillant dans vos locaux. D’où l’intérêt de l’onboarding…

 

L’onboarding pour les nuls

 

D’emblée, il faut éviter de voir le freelance comme un outsider en mission one shot. Nul ne peut prédire de quoi demain sera fait et, si la collaboration est fructueuse, vous aurez forcément envie de refaire appel à l’indépendant. Après tout, les perles rares existent aussi dans les rangs des freelances, autant donc soigner l’onboarding de votre collaborateur temporaire.

 

On s’accorde donc à penser que l’onboarding est essentiel, même pour les freelances. Sauf qu’il devra être plus court, plus concentré, droit au but. L’avantage est de permettre à l’indépendant d’être opérationnel le plus vite possible, mais aussi, et c’est très important, de le placer sur le même pied d’égalité que le salarié. Erica Volini, co-auteure de Human Capital Trends Reportpublié par Deloitte, met en lumière cette nécessité : « vous ne pouvez pas garder les contractuels et les freelances de côté dans votre entreprise : vous devez les traiter comme faisant partie de votre écosystème global afin de déterminer comment ils vont collaborer avec vos employés à temps plein ».

 

D’après ce même rapport, seulement 54% des entreprises ont mis en place un vrai processus d’onboarding pour les travailleurs non-salariés. Pourtant, ce processus pose les bases d’une collaboration efficace et ne doit pas être négligé. Voici donc comment procéder, en quelques points-clés, à un onboarding réussi :

 

#Accueillir

S’il est vrai qu’il intervient de façon ponctuelle, le freelance n’en est pas moins sensible à un bon accueil : visite des locaux, présentation des équipes… Résultat immédiat : un sentiment d’appartenance, même temporaire. Si, en plus, vous lui démontrez que sa mission vient s’inscrire dans les objectifs globaux de votre organisation et que vous lui attribuez un poste de travail… Jackpot !

 

#Informer

Ici, l’objectif est simple : informer sans se disperser. Concrètement, trouvez le juste équilibre qui permettra au freelance de disposer des infos nécessaires à la bonne exécution de ses tâches, sans le noyer sous un flot d’informations superflues, et potentiellement contre-productives.

 

#Ecouter

Petite astuce : désigner un mentor qui sera le point d’attache de votre freelance. Exit les confusions et les pertes de temps à chercher la personne détentrice de l’info, le mentor s’en chargera.

 

#Mesurer

On ne vous apprend rien en vous disant qu’évaluer le travail de freelance est essentiel, on imagine aussi que celui-ci en a pleinement conscience. Soyez donc clair, dès le départ, sur la fréquence des meetings récapitulatifs que vous allez tenir avec lui/elle, du timing des updates que vous souhaitez recevoir…

 

En somme, c’est faire montre d’agilité que d’intégrer un freelance à votre force de travail de manière fluide et simplifiée. L’accueillir dans vos locaux est un excellent préalable au bon déroulement de votre collaboration. Alors certes, l’hirondelle ne fait pas le printemps, mais installer votre freelance dans votre open space est certainement un bon début.

 

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Pour aller plus loin :

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