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LE 15 Juin 2018

Freelance style

Freelance : to specialise or not to specialise, that is the question

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Freelance : to specialise or not to specialise, that is the question
Freelance : to specialise or not to specialise, that is the question

Oui, on s’attaque aujourd’hui à un débat vieux comme l’entreprise ! Le monde du freelancing nourrit bien des ressemblances avec la sphère très particulière du consulting. Il est de notoriété générale que le conseil est « régi » par des tensions qui paraissent à priori trinaires :

  • Le fameux Up or Out ;
  • La dualité entre la compétence sectorielle et la compétence fonctionnelle (ou technique) ;
  • Le dilemme entre la voie généraliste et le chemin de la spécialisation.

Le freelancing n’est pas loin de ce triptyque, même si la dimension « électron libre » vient pimenter la chose. To specialise or not to specialise ? Difficile de trancher car les paramètres ne sont pas seulement objectifs. Mettons la binarité de côté le temps de ce papier. On vous propose une analyse comparative succincte des deux écoles du freelancing, vous jugerez par vous-même. C’est parti !

#1 Le freelance généraliste ou la force de la big picture

Qu’il soit rédacteur, concepteur, SEO, designer ou développeur, le jeune freelance est par définition généraliste. A l’affut des sollicitations et réceptif aux stimuli du marché, il sait que l’hyperspécialisation impliquera de renoncer à 95% de sa cible et de toute façon, son background ne favorise pas l’éclosion d’une expertise viable et plébiscitée. Au moment des premiers balbutiements, le freelance veut « faire du chiffre ». Il aura tendance à ratisser large sans oser dire non, même si parfois la mission ne fait pas partie de ses spécialités. Généraliste, il l’est par la force des choses, pour l’instant. Toutefois, et contrairement à ce que l’on pourrait croire, la dimension « généraliste » n’est pas que subie. Elle peut être recherchée, cultivée et assumée. Elle évoque la compétence transversale, la maîtrise de l’entièreté de la chaîne de valeur de la profession, la capacité à prendre du recul pour synthétiser et agir en conséquence. Le freelance généraliste rassure : il comprend les causes, les conséquences et les enjeux. La big picture, il l’a devant les yeux, en permanence. Bien sûr, n’allez pas le solliciter dans la partie étroite de l’entonnoir, celle des missions complexes aux nombreux enchevêtrements. Comme exemple de freelance à la casquette généraliste, on peut citer les chefs de projets, business developers ou digital managers qui jonglent aisément entre plusieurs secteurs et plusieurs compétences.

Le freelance spécialiste ou le levier du personal branding

C’est un fait, les professions de morcellent, se scindent et donnent naissance à des bébés hyperspécialisés. Une étude menée conjointement par Dell et l’Institut du Futur de Palo Alto estime que 85% des emplois de 2030 n’existent pas encore. Si le généraliste hérite d’une cible plus large, le spécialiste, lui, a tout simplement les clés du futur ! Le marché lui déroule le tapis rouge, pour peu qu’il prenne soin de valoriser son expertise et de travailler son personal branding. Il faut dire que la spécialisation ouvre des portes : les conférences, symposiums et autres évènements corporate deviennent (plus) accessibles, les chasseurs de tête s’activent et le bouche à oreille fait des merveilles. Certains se permettent même le luxe du monopole : s’il évolue sur un petit segment de clientèle, le spécialiste est souvent épargné par l’ultra-concurrence.  Sur certaines spécialités, on constante même une vraie pénurie. Le freelance aura donc intérêt de se lancer dans ses expertises où la demande est plus importante que l’offre.

Pour conclure…

Au fond, faut-il forcément choisir entre les deux voies ? Pas vraiment. Spécialisez-vous dans un, deux ou trois domaines, et acquérez des connaissances de base dans plusieurs autres. En tant que freelancer, vous direz plus souvent « Oui » à vos clients avec un large spectre de compétences. Avec l’expérience, vous pourrez également choisir les activités qui vous conviennent le mieux que vous pourrez vous concentrer sur ses compétences à développer avec votre expérience et des formations. Comme souvent, la réponse à notre question de départ se situe quelque part au milieu, loin des extrêmes. Le freelance du futur est hybride, au croisement du généraliste (socle commun de connaissances) et du spécialiste (capacité à traiter des demandes complexes dans un sous-domaine particulier).

Pour compléter vos connaissances

Notre article sur la spécialisation des compétences du digital

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