Audrey Liberge

Audrey Liberge

Lecture de 5 min

LE 10 Jan 2019

Freelance style

Freelance style : le comparatif des différents statuts !

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Freelance style : le comparatif des différents statuts !
Freelance style : le comparatif des différents statuts !

Petit brève d’actu avant d’attaquer le vif du sujet, car la fin de l’année est porteuse de bonnes nouvelles pour les indépendants accomplis, mais aussi pour ceux qui tâtent encore le terrain. On le sait, le freelancing s’installe progressivement dans les mœurs, même si la France n’est pas forcémentle pays le plus réceptif à l’indépendance professionnelle (10% des actifs français sont indépendants, soit 5 points de moins que la moyenne européenne et 24 de moins que la moyenne américaine). Et comme la tendance est (très) haussière, il devient nécessaire de l’encadrer pour lui éviter certaines dérives. C’est dans ce contexte qu’un label indépendant a été lancé, « Best Place to Freelance », pour « distinguer les entreprises ayant les bonnes pratiques avec les travailleurs indépendants ». Parenthèse fermée. Rentrons dans le dur : je suis (aspirant) indépendant, quel statut choisir ? « Freelance » n’est pas une catégorie juridique. C’est un choix professionnel qui se doit d’être porté par un statut « officiel ». C’est parti.

 

#1 Le micro-entrepreneur : le pilotage automatique… et ses limites

 

Démarches de création rapides, pas de charges sociales sans chiffre d’affaires, comptabilité ultra-simplifiée (vraiment), versement unique pour les obligations fiscales et sociales… le statut de micro-entrepreneur (anciennement auto-entrepreneur) est à privilégier pour la phase de démarrage. En somme, le micro-entrepreneur est un entrepreneur individuel qui bénéficie de régimes fiscal et social simplifiés pour exercer une (petite) activité avec un faible volume d’affaires. C’est donc typiquement le statut de la découverte et de la prudence. La croissance de l’activité va ici se heurter à trois obstacles :

 

  1. l’entrepreneur est limité à un chiffre d’affaires annuel de 70 000 € dans la prestation de services. C’est tout de même le double du seuil de 2017… une initiative à mettre à l’actif du nouveau gouvernement ;
  2. le montant réel des charges fixes est souvent supérieur à l’abattement de 24,4% du chiffre d’affaires proposé par le statut, toujours dans la prestation de services ;
  3. le régime du micro-entrepreneur ne permet pas de protéger le patrimoine personnel du freelance.

 

L’imposition du bénéficie est assurée par l’impôt sur le revenu, et le régime social du freelance s’inscrit dans le cadre de la Sécurité Sociale des Indépendants (ex RSI). Voir ici pour plus de détails sur ce dernier point. En bref : aucun autre statut ne permet d’être « aussi peu » taxé. Attention : vous ne cotisez pas pour l’assurance chômage ; vous n’aurez donc aucun revenu en cas de coup dur.

 

#2 Le portage salarial : un statut restrictif qui tend à l’ouverture

 

S’épargner tous les contretemps administratifs, ne pas compromettre sa sécurité sociale, profiter des avantages salariaux (retraite, mutuelle d’entreprise, assurance chômage…), bénéficier d’un réseau plus ou moins étoffé et profiter des acquis de prospection de l’entreprise de portage… les avantages du portage salarial sont évidents, mais ils sont (fortement) contrebalancés par des contraintes pécuniaires de taille :

 

  1. les charges patronales et salariales correspondent à environ 45% du chiffre d’affaires ;
  2. les fais de gestion à verser à l’entreprise de portage salarial sont compris entre 5 et 10% du chiffre d’affaires.

 

En somme, l’indépendant en portage salarial ne touchera, en théorie, que la moitié du montant facturé à son client… c’est le prix à payer pour un minimum de sécurité, pour un accompagnement dans la prospection et d’autres avantages qui restent toutefois à la discrétion de l’entreprise de portage : plan épargne entreprise, CESU, tarifs préférentiels sur certains services proposés par l’entreprise, etc. Rappelons que le portage salarial s’adresse principalement aux cadres et aux professions dites intellectuelles. Vos clients sont uniquement des entreprises. Les services à la personne ne sont donc pas éligibles à cette configuration.

 

#3 La création d’entreprise : quand l’oiseau prend (véritablement) son envol

 

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, la création d’entreprise et le freelancing ne sont pas antinomiques lorsque l’on se cantonne aux statuts dédiés à cet effet : l’Entreprise Individuelle (EI), l’Entreprise Individuelle à Responsabilité Limitée (EIRL), l’Entreprise Unipersonnelle à Responsabilité Limitée (EURL) ou encore la Société par Actions Simplifiée Unipersonnelle (SASU). Attention : la création d’une entreprise dans le cadre de votre activité de freelancing vous engage à deux contraintes qui peuvent être rédhibitoires pour certains :

 

  1. vous êtes tenu d’assurer un suivi rigoureux de la comptabilité et du volet juridique ;
  2. certaines formes juridiques exigent de vous un engagement financier personnel qui peut être conséquent, ce qui rend tout contretemps managérial ou conjoncturel risqué.

 

Les différences entre les statuts d’entreprise ne sauraient être détaillées dans un article de blog. C’est pourquoi XXE vous redirige vers un document concis, didactique et très pragmatique sur la chose : le dossier de l’agence France Entrepreneur. Pour aller plus loin, rendez-vous sur XXETools ! Au menu : accompagnement gratuit dans le choix de votre forme juridique, dans la rédaction de vos statuts, dans le dépôt d’une annonce légale, dans l’enregistrement au greffe, etc.

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