Elodie Djegadisvarane

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Lecture de 5 min

LE 05 Fév 2019

Freelance style

Freelance à temps partiel… mythe ou réalité ?

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Freelance à temps partiel… mythe ou réalité ?
Freelance à temps partiel… mythe ou réalité ?

Et on ne vous parle pas ici des petites bricoles que le salarié bidouille après son « 9 to 5 job ». Peut-on vraiment se permettre de travailler à son compte, en télétravail ou en électron libre, les trois quarts ou la moitié des heures de bureau ? Plusieurs facteurs objectifs entrent en jeu, mais le premier à choix à faire est d’ordre philosophique, voire métaphysique : suis-je capable d’accepter un manque à gagner au nom de ma liberté et de ma qualité de vie ? Tout est là, car le freelance à temps partiel, c’est d’abord un choix de vie, avec probablement (mais pas forcément) un revenu à peine décent pour un quotidien affranchi des contraintes salariales : stress, transport, charges de babysitting, etc.

 

Freelance à temps partiel : la question décisive de la productivité

 

Avant d’explorer les différentes facettes du freelancing à temps partiel, il faut d’abord balayer dès le départ la question de la productivité. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, travailler « moins longtemps » ne va pas forcément de pair avec une moindre productivité. La relation mathématique qui lie le travail accompli et les heures passées devant son ordinateur n’est ni linéaire, ni proportionnelle. Elle peut l’être, mais elle ne l’est pas immuablement. Et on peut remercier les Scandinaves de nous en avoir donné la preuve. La municipalité suédoise de Göteborg a lancé une expérimentation que d’aucuns qualifient de révolutionnaire : « travailler moins pour produire plus et mieux ». Vous noterez que l’intitulé de l’expérience ne fait pas l’impasse sur le quantitatif : moins d’heures de travail pour (peut-être) plus de productivité. Résultat ? Ça carbure chez les vikings ! Extrait d’une enquête de Francetvinfo : « les employés municipaux du secteur de la santé, sur la base du volontariat, se sont scindés en deux groupes : l’un doit travailler 6 heures quand l’autre reste à 8 heures par jour à salaire égal. Objectif : comparer leur productivité respective et leur bien-être. Résultat : 14 posts créés, la qualité des services s’est améliorée et les employés sont plus heureux et plus productifs ». Rappelons que la Suède est coutumière du fait, avec des résultats assez impressionnants. L’usine d’assemblage Toyota de la même ville est aux 30 heures depuis 13 ans. Et depuis 2002, les profits de la firme sont en hausse de 25% avec des salaires substantiellement supérieurs à la moyenne dans le secteur automobile. En somme : Le fait de travailler à temps partiel n’implique pas forcément une baisse de la productivité. 

Pour répondre donc à la question de départ : le temps partiel en freelance, mythe ou réalité ? Réalité. Réalité pour les jeunes mamans. Réalité pour les jeunes qui affichent une certaine aversion au monde du salariat. Réalité pour ceux qui ont développé une compétence suffisamment rare pour profiter d’un rapport de force favorable. Maintenant que l’on a dit ça, il faut aborder le volet des concessions. Là encore, tout est dans la nuance.

 

Renoncer virtuellement à une partie de ses revenus potentiels

 

Au-delà de la productivité, le travail à temps partiel soulève la question du manque à gagner. Quels que soient votre sens de la négociation, vos qualifications, votre organisation et votre avantage compétitif, le fait de travailler moins implique forcément un certain manque à gagner. La comparaison est ici personnelle : votre performance à temps plein sera forcément plus importante qu’à temps partiel. Performance n’est pas forcément synonyme de productivité technique. Un freelance exerce son cœur de métier, mais il doit également s’acquitter de tâches dites transversales qui influent directement sur son volume d’affaires : prospection, réseautage, communication, etc. Ainsi, opter pour le freelance à temps partiel (sans salariat à côté, on est d’accord), c’est renoncer virtuellement à une part de ses revenus potentiels.

A ce stade, il appartient à chacun d’arbitrer en fonction de ses aspirations : troquer son manque à gagner contre une meilleure qualité de vie ? Contre un sentiment de liberté au quotidien ? Contre un peu plus de sommeil ? Quoi qu’il en soit, vos missions vous attendent sur XXE !

 

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