Bruno Gelsomino

Bruno Gelsomino

Lecture de 5 min

LE 16 Jan 2019

Freelance style

Une journée dans la peau d’un freelance

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Une journée dans la peau d’un freelance
Une journée dans la peau d’un freelance

« Tu es ton propre patron… tu peux donc faire ce que tu veux, quand tu veux ». Idée reçue ? Pas vraiment ! Sur les quelque 900 000 freelances que compte la France (+110% en 10 ans quand même), 37% estiment que l’absence des contraintes spatio-temporelles reste l’avantage numéro un de l’aventure indépendante. Si le freelance est maître de son emploi du temps, il est, plus que quiconque, sommé d’intégrer le vrai sens du mot « organisation ». Et pour éviter de pédaler à vide et risquer le surmenage, il doit s’affranchir de sa propension à accepter toutes les commandes au nom de la maximisation des chances de réussite de son projet. En somme, contrairement au salarié qui est dans une configuration d’exécution, le freelance doit savoir dire « non ». Non aux délais impossibles, non aux tarifs insuffisants, non aux prestations pro bono, non aux prestations avant-vente non facturées. XXE braque les projecteurs sur la journée type d’un freelance !

 

Pour que le freelancing soit véritablement un catalyseur de qualité de vie

 

Le freelancing n’est pas forcément synonyme de grasse matinée… mais il l’est déjà beaucoup plus que le salariat ! Alors bien sûr, vos clients seront très probablement calés sur les horaires de bureau. S’ils cherchent à vous joindre, ça sera vraisemblablement entre 8h30 et 18h. Il n’en demeure pas moins vrai que vous êtes le maître des horloges. Il vous appartient de trouver l’équilibre entre le rythme circadien qui vous est propre et la compétitivité qui se nourrit du respect des délais et des standards de qualité. En lâchant trop de leste et en succombant à la tentation de la procrastination, vous connaître des veilles de deadline très compliquées qui pourraient même vous faire regretter le choix non salarié.

En somme, hiérarchisation des priorités, force de frappe et choix minutieux des missions seront vos meilleurs alliés pour que le freelancing soit véritablement un catalyseur de votre qualité de vie, à fortiori si vous l’exercez en télétravail car vous éliminez, pêle-mêle, le temps passé à vous changer et à vous déplacer. Dans la pratique, on tient sa journée-type après 3 mois de freelancing, mais elle évolue au fur et à mesure en fonction de la charge de travail mais aussi de la typologie des missions que l’on vous confie. Si un SEO sera plus enclin à travailler en one shot pour finir sa journée tôt (ou la commencer tard) dans la mesure où son cœur de métier n’est pas forcémentle plus créatif, un rédacteur web optera plutôt pour une journée poreuse ponctuée de pauses plus ou moins longues après chaque création.  L’indépendance professionnelle, c’est (aussi) un prétexte pour reprendre le contrôle de sa vie. Et on le voit bien à cette statistique empirique : 55% des freelances préfèrent travailler après 20h.

 

La journée-type d’un freelance

 

Si la procrastination est un vice tentant, la suractivité l’est tout autant. Comme souvent, tout est dans le dosage. Mais à quoi ressemble la journée type d’un freelance ?

7:30 – Votre smartphone tente de vous sortir du lit par une sonnerie lambda, que vous n’avez même pas choisie. Et pourtant, vous en passez du temps à bidouiller vos appareils. Vous le maudissez, puis vous vous rendormez.

9:00– Vous ouvrez un œil, votre conscience se charge d’ouvrir le deuxième. Il est temps de vérifier vos emails et vos timelines, sans sortir du lit bien sûr. Un genre de pacte de non-agression qui deviendra très vite un petit plaisir de la vie !

09:30– Pour les couples, vos éventuels enfants et conjoint(e) ne sont pas là. Savourez cette solitude pour un bon petit déjeuner, en paix. Tour d’horizon de l’actu, d’Instagram, de la météo…

10:00– Si vous êtes dans une logique Inbound Marketing, c’est le meilleur moment de chercher l’inspiration pour votre billet de blog hebdomadaire. Plus largement, c’est à ce moment que le freelance va gérer les différents aspects de sa communication (réponse aux emails et aux commentaires de blog, relances diverses…).

10:37– Rien. C’est bien connu, on ne commence pas à bosser à 10:37. Le freelance a besoin d’un chiffre rond.

11:00– Les choses sérieuses commencent. C’est le moment de la journée où vous êtes le plus productif. On abat le gros du travail, on enchaîne, on est motivé.

12:30– On socialise un peu, histoire de garder contact avec l’humanité. On va chercher les enfants à l’école, on déjeune entre amis ou on fait un tour. Reculer pour mieux sauter.

13:30– Là, tout dépend de votre matinée et de votre charge de travail actuelle. Si vous avez bien bossé et que vous n’êtes pas sous l’eau, un petit coup de Netflix vous fera le plus grand bien. En somme, une heure ou une heure et demie à consacrer à votre passion.

14:30– Remake de la plage 11h-12h30, en plus long. On bosse dans le dur jusqu’à 18h, avec deux pauses de 15 minutes pour regarder une vidéo.

18:00– On resocialise, plus longtemps.

20:30– Si vous n’avez pas l’impression d’avoir bouclé votre journée dans les règles de l’art, c’est (peut-être) le moment de bosser une petite heure.

22:00– On se perd dans le triangle des Bermudes de Netflix ou de YouTube, on bouquine, on joue à la guitare… bref, on célèbre la vie !

 

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