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LE 07 Nov 2018

Yellow angels corner

Slasher, raconte-moi ta journée !

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Slasher, raconte-moi ta journée !

La littérature francophone urbaine et la webosphère du monde du travail a longtemps accusé une certaine pauvreté dans la documentation de l’émergence du slasher. L’e-mag XXE a pris le taureau par les cornes avec des chroniques et des billets d’humeur sur la chose, ici et . Si vous n’êtes pas un aficionado de l’e-mag, vous êtes n’êtes peut-être pas encore au parfum. Un slasher, ce n’est pas un fanatique de Slash, illustre ex-guitariste des Guns N’Roses. Ce n’est pas non plus un inconditionnel du genre Slasher, une espèce de film d’horreur (très) mauvais avec un casting d’adolescents diffusé autour d’Halloween. Un slasher, c’est tout simplement un talent qui cumule deux ou plusieurs métiers, typiquement un job alimentaire et une activité « passion », mais pas seulement. A quoi ressemble son quotidien ?

 

Un processus itératif stimulant, épanouissant, jouissif !

Du zapping culturel au zapping professionnel, il n’y a qu’un pas que la génération Y a franchi depuis longtemps ! Ses rejetons ont grandi avec le web. Le passage du statut d’étudiant à celui de jeune actif n’a pas changé leurs habitudes d’un iota : 10 onglets ouverts sur un navigateur épuré, une série en téléchargement, le dernier album de leur groupe favori en boucle, trois discussions simultanées sur le qui-vive et un œil sur la pizza qui devait arriver il y a 2 min et 43 secondes. La pluriactivité culturelle a enfanté le serial learner, gourmand, agité, qui ne saurait se contenter de ses acquis théoriques scolaires. L’information est à portée de main. Et le slasher tend les deux !

Détailler la journée type de ces jongleurs n’est pas évident, car le principe du slashing… c’est justement qu’il n’y a pas de principe ! Il est cohérent, rédacteur web/intégrateur, ou fantaisiste, guitariste/caviste. L’art du multitasking exige une certaine élasticité cérébrale, une belle dose de dextérité… et une aversion pour la routine de l’entreprise. La genèse des slashers est souvent la même : on commence par cumuler un « job raison » à temps plein et un « job passion » quand on peut. A chacun ensuite de trouver son équilibre : freelance à 100%, CDI à temps partiel, etc. Seul à la barre, le slasher est en permanence dans la priorisation, la hiérarchisation, l’adaptation… dans un processus itératif stimulant, épanouissant, jouissif… à condition de garder (au moins) un pied à terre. Le burnout n’est jamais loin, mais l’expérience viendra forcément au secours du slasher qui ne sort pas de l’eau.

 

Cumuler n’est pas tromper !

Les premiers balbutiements de l’écrasante majorité des slashers se font entre l’entreprise et le salon avec un apport salvateur du terminal mobile et de ses notifications en temps réel. Bien entendu, et au risque de se prendre les pieds dans le tapis, le slasher est intègre et sait faire la part des choses : pas d’écart pendant les heures de travail au bureau. Cumuler n’est pas tromper !

  • Au petit-déj ou dans les transports, je jette un œil sur la boite mail consacrée à mes activités hors entreprise. Je réponds s’il y a lieu, je modifie mon planning si nécessaire, je retouche, j’adapte ;
  • Je jette un œil sur ce que me propose Yellow Angels aujourd’hui pendant ma première pause du matin ;
  • Je relance les mauvais payeurs entre midi et deux, et j’en profite pour réaliser une presta-minute;
  • Je lance les modifications demandées par mon client après le boulot, et je prends soin d’arrêter toute activité avant 20 heures, sauf cas de force majeur. Qu’est-ce qu’un cas de force majeur ? Une prestation à boucler dans l’urgence avec un contrat juteux à la clé ;
  • Je profite de quelques heures pendant le week-end pour abattre le gros du travail de la semaine.

Naturellement, ce rythme est celui du lancement, où l’on se cherche, où l’on tâte le terrain, où l’on touche l’eau pour évaluer sa température avant de plonger. Tous les slashers ont rendez-vous avec une étape décisive qui conditionne à bien des égards la suite des évènements : celle de l’arbitrage. Quel pourcentage de temps déduire de mon CDI pour doper mon activité d’indépendant ? Qui de mon CDI et de mon activité de freelance m’épanouit le plus, me rapporte le plus, me rassure le plus ?

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