Audrey Liberge

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Lecture de 5 min

LE 30 Jan 2019

Yellow angels corner

La dystopie 2084 : drame climatique et asservissement au numérique

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La dystopie 2084 : drame climatique et asservissement au numérique
La dystopie 2084 : drame climatique et asservissement au numérique

2084.

Je me rappelle avec douceur de l’été 2020 déjà chaud mais agréable, à boire des rosés avec les copains Canal St Martin. Mais cette époque est révolue depuis l’hiver meurtrier de 2045, que l’on a surnommé l’été blanc. Winter finally came, mais pas comme on l’avait prévu. Les saisons ont disparu depuis longtemps et cet hiver-là a été rythmé par des subites hausses et baisses de températures, qui ont provoqué des catastrophes naturelles en chaine partout dans le monde. On a même atteint les 50 degrés quelques jours de janvier. Bien plus que les quelques degrés de réchauffement qu’ils avaient prédit en début de siècle. De nombreuses personnes isolées et âgées sont décédées, délaissées par leurs enfants trop occupés à mettre des incendies de rue dans leur story Avam, qui a remplacé Instagram depuis longtemps.

 

Cet hiver-là, Nice a subi une inondation sans précédent et la forêt de Chevreuse a été ravagée par un incendie aux portes de Paris, aux allures de Campfire aux Etats-Unis il y a 66 ans.

 

Les différentes vagues de migration climatique ces dernières décennies ont dissous l’Europe, qui n’est jamais arrivée à s’entendre sur cette épineuse question. A présent les migrants sont acceptés sous réserve d’éligibilité aux programmes des usines Amazon Google et Avam ou renvoyés chez eux.  Facebook a fermé en 2030 après la vague de scandale sur la propriété intellectuelle qui a poussé Zuckerberg au suicide en 2025. On se plaignait de Facebook, mais c’était pourtant des bisounours par rapport à ce qui a suivi. Les influenceurs Avam et Youtube ont pris le pouvoir sur la politique et ont été élus par des citoyens accros aux likes et souhaitant la même vie rêvée. La France est donc gouvernée par un ancien Youtubeur et une poignée d’influenceurs, en réalité tous gouvernés par les géants Google et Avam.

Pourtant les influenceurs avaient commencé une révolution green avec le mouvement « On est prêt » en 2018, mais cela n’a pas suffi à écraser les puissants lobbies de l’alimentaire, qui règnent toujours en maître avec un partenariat renforcé avec Amazon.

 

Côté travail, après une vague de croissance du freelancing entre les années 2015 et 2030, le salariat est redevenu la norme. Les freelances sont devenus ouvriers pour les GAA (Google Amazon et Avam, Android ayant détrôné Apple depuis 30 ans) et passent leurs journées chez eux (le télétravail est en revanche toujours roi) à faire des micro tâches pour ces géants. Les postes d’ingénieurs sont quant à eux occupés par des robots. Les GAA ont écrasé les commerces de proximité, 95% de la population effectuant désormais leurs achats en ligne.

 

Après avoir épuisé les ressources de viande et d’insectes de la planète et tué des millions de personnes avec la maladie du diabète, les lobbies raclent à présent le fond des océans pour nourrir la population en algues et planctons.

 

La croissance de la population s’est quant à elle stabilisée à 10 milliards, après les différentes catastrophes naturelles et maladies, la mort des derniers baby-boomers et la baisse de la fertilité des hommes, qui ne pensaient pas que le fait de laisser son smartphone dans sa poche tuait lentement leurs spermatozoïdes.

 

La PMA s’est donc généralisée pour toutes les femmes grâce à des donneurs issus de pays pauvres et des nouvelles techniques d’insémination à partir de sperme souche.

 

Quant à moi, je suis toujours en vie à 97 ans, grâce aux progrès de la médecine qui s’est beaucoup développée malgré les conditions climatiques désastreuses. J’ai survécu à un diabète et une maladie chronique cancéreuse et j’ai une puce intégrée à mon cerveau pour pouvoir commander mes membres fatigués et acheter sur Amazon en quelques clignements de cil. J’ai pu faire deux enfants, mais je n’ai pas de petits enfants malheureusement. Mes filles et leur femmes respectives n’ont pas souhaité faire d’enfants, car elles ne voulaient pas qu’ils soient témoins de la fin du monde…

 

 

 

A présent, découvrez notre avenir

utopique de 2084 :

 

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