Laurent Levy

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LE 25 Oct 2017

Freelance style

L’intermédiation des plateformes ou comment couper le cordon

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L’intermédiation des plateformes ou comment couper le cordon
L’intermédiation des plateformes ou comment couper le cordon

Le marché du freelancing est très binaire. D’un côté, des entreprises qui adoptent un modèle d’organisation étendu et de l’autre des actifs qui ne veulent pas subir la précarité du marché de l’emploi ou souhaitent travailler selon leurs propres envies.

À la croisée de ces deux mondes, la marketplace est l’outil idéal pour des recruteurs en pénurie de talents. Mais elles fonctionnent presque toute avec une intermédiation, qui revêt plusieurs formes selon les places de marchés. Trop d’intermédiation tue t-elle l’intermédiation ?

Le marché du freelancing est très binaire. D’un côté, des entreprises qui adoptent un modèle d’organisation étendu jusque dans leur façon de dimensionner leur équipe, et de l’autre, des actifs qui ne veulent pas subir la précarité du marché de l’emploi ou souhaitent travailler selon leurs propres envies.

À la croisée de ces deux mondes, la marketplace est l’outil idéal pour des recruteurs en pénurie de talents. Mais elles fonctionnent presque toute avec une intermédiation, qui revêt plusieurs formes selon les places de marchés. Quelles peuvent en être les faiblesses ? Trop d’intermédiation tue t-elle l’intermédiation ?

 

L’intermédiation, c’est quoi ?

Par intermédiation on peut entendre plusieurs choses :

  • La mise à disposition d’une cvthèque sur abonnement pour l’entreprise
  • La publication d’annonces payantes vers des populations métier ciblées
  • La commission sur chiffre d’affaires pour le freelance.

La plateforme a le choix de faire payer le service rendu soit par l’entreprise, soit par le freelance. Certaines vont plus loin, en ajoutant des services de conseil en recrutement de freelances, et se rapprochent du cabinet RH en ligne. Les marketplaces ont su capter les attentes de part et d’autre du marché. Elles cherchent avant tout à faire en sorte que la rencontre se fasse, sans forcément proposer de valeur ajoutée au marché qu’elle adresse.

Nous l’expliquions dans un article consacré aux différents modèles de plateformes : de la plus généraliste à la plus spécialisée, de la plus simpliste à la plus poussée, il existe une pléthore d’acteurs proposant des formules différentes, et parmi cette multitude, on peut déjà constater des faiblesses qui, à terme, provoqueront une sélection naturelle dans le secteur.

 

Marketplaces : et si on apportait une vraie valeur ajoutée ?

Avec les réseaux sociaux, la mise à disposition de profils ou de cv ne peut plus se réduire à sa plus simple expression : l’entreprise ne financera un service que s’il lui apporte une réelle valeur ajoutée. La même chose est valable côté freelances : noyer son profil dans une liste infinie de concurrents ou postuler à une annonce qui a déjà 65 candidats sont perçues comme une perte de temps pour trouver des missions.

Les plateformes généralistes sur le modèle liste de profils/missions, soit le niveau d’intermédiation minimal, ne pourront pas résister sur un secteur qui se structure sur des compétences et des technologies de plus en plus nombreuses et pointues.

La ponction d’une commission sur chaque mission qui surfe sur la vague de l’uberisation doit aussi observer ses propres failles : elle verrouille la relation offre/demande le temps d’une mission, mais n’empêche pas que cette relation se tisse ailleurs sur la mission suivante. Certaines entreprises n’hésitent pas à contacter le freelance trouver sur une plateforme de ce style via les réseaux sociaux pour ne pas payer de commission. Il est donc parfaitement possible pour les freelances les plus recherchés de se passer de la plateforme.

Si un service trop simple ne revêt plus d’intérêt pour les deux parties prenantes, un service trop « verrouillant » ne sera pas positivement perçu par une bonne partie des freelances, notamment ceux qui tiennent à leur indépendance totale ou n’envisagent le recours aux plateformes que ponctuellement, en complément d’autres sources de missions.

 

Ni faiblesse ni excès : voilà peut-être la clé de l’adaptation des marketplaces aux exigences du marché des freelances. Et dans cet intervalle entre les deux extrêmes, la valeur ajoutée du service rendu est primordiale. Gardons à l’esprit que l’intermédiation doit aider les recruteurs à trouver et recruter les meilleurs experts, détenteurs de compétences extrêmement diverses, qui évoluent vite, sur des métiers nouveaux ou en devenir. N’oublions pas non plus que les freelances comptent sur les plateformes pour trouver des missions épanouissantes et rémunératrices dans des entreprises qu’ils auraient plus de mal à « accrocher » seuls, ex nihilo.

Les freelances et entreprises peuvent très bien avoir une relation directe sans intermédiaire, et c’est pourquoi nous avons créé la première plateforme sans commission et sans intermédiaire. Dans une logique de post uberisation, nous pensons que la marketplace de demain sera collaborative et humaine pour les deux parties. Il est temps de se libérer des plateformes et commissions et de goûter à l’indépendance véritable ! De plus nous développons des services à haute valeur ajoutée qui auront un fort impact sur le marché. On a hâte de vous les présenter !

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