L'équipe XXE

L'équipe XXE

Lecture de 5 min

LE 04 Juil 2017

les experts métiers

Le rédacteur web : un véritable expert des mots (et ce ne sont pas des histoires)

  • Download PDF
Le rédacteur web : un véritable expert des mots (et ce ne sont pas des histoires)
Le rédacteur web : un véritable expert des mots (et ce ne sont pas des histoires)

Le rédacteur web écrit pour des marques, des structures et des personnalités, avec la contrainte de poser les mots dans des formats imposés par l’univers online et les usages des internautes. La plupart des rédacteurs sont des experts indépendants qui travaillent en agence ou directement pour le client. Qui sont-ils, comment travaillent-t-il ? On a demandé à Virginie Debuisson, rédactrice indépendante de Pink in Black, de nous en dire plus sur son métier.

Les plumes du web, ça vous parle ? Le rédacteur web écrit pour des marques, des structures et des personnalités, avec la contrainte de poser les mots dans des formats imposés par l’univers online et les usages des internautes. La plupart des rédacteurs sont des experts indépendants qui travaillent en agence ou directement pour le client. Qui sont-ils, comment travaillent-t-il ? On a demandé à Virginie Debuisson, rédactrice indépendante de Pink in Black, de nous en dire plus sur son métier.

 

XXE : Rédacteur web, ça veut dire quoi pour toi exactement ?

VD : Avant tout, rédiger est une passion. Je crois que j’ai toujours écrit, à partir du moment où j’ai appris à lire. C’est presque vital pour moi. Pendant 10 ans j’ai été à la tête de mon agence de RP et je n’ai jamais externalisé un communiqué de presse. Le mot sert l’idée. Avec la dimension sociale et participative du web, les marques, les structures ont dû s’incarner, prendre figure humaine pour dialoguer avec leurs publics. Toutes ces conversations sont écrites, ou servies par l’écriture : tweets, posts, sites, billets de blog, tribunes, fiches produits, infographies … la liste est infinie, et il faut s’adapter en permanence. Internet est aussi l’art de la synthèse : un tweet de 140 caractères, un article de blog ou une page web percutante exigent de savoir capter l’attention avec peu de mots, et des tournures ad hoc.

 

XXE : Quelles sont les formations, compétences à mobiliser ?

Je me définis comme une autodidacte. Pour moi, l’école reine du rédacteur c’est la lecture et encore la lecture ! Je lis de tout, sur tous les sujets, en papier ou en ligne. Le papier c’est le beau livre, ou celui qui exige du temps. Je réserve le web à l’actualité immédiate, aux blogs spécialisés et aux influenceurs.  La lecture me permet de m’imprégner des mots des autres, m’inspire de nouveaux sujets ou m’apporte des connaissances dans les domaines de mes clients, mais pas seulement : histoire, politique, société, je lis des tas de choses, et surtout des essais. Mon autre allié indispensable, c’est une veille solide. Je suis une sorte de Bob l’Eponge : je combine veille documentaire, technologique et concurrentielle pour rester la plus créative possible, mais aussi pour dénicher de nouveaux outils et de nouvelles pratiques métier. A vrai dire, tout ça est très riche, j’apprends en permanence et je n’ai pas souvent l’impression de travailler !

 

XXE : Justement, parlons outils : comment trouves-tu tes missions ?

Je me sers de mon réseau réel et virtuel pour valoriser mes compétences. C’est par lui que les missions arrivent. Souvent ça vient de recommandations d’anciens collègues, clients ou partenaires qui ont apprécié ce que j’ai fait. Parfois c’est suite aux partages que je peux faire sur Twitter, Facebook ou LinkedIn. Ça interpelle, et on me contacte. Pour en venir à XXE je n’étais pas la plus facile à convaincre. Lorsque je me suis lancée en 2016 je me suis inscrite sur plusieurs sites de freelancing, mais sans succès. Bien souvent les missions sont à des prix très bas. La logique est plus quantitative que qualitative, ça me fait penser à du travail à la chaîne, pour des prix bien en dessous de ceux du marché. J’y mets aussi une question d’éthique : certaines grandes entreprises ont recours à ces market-places qui font de l’abattage, et on ne sait même pas pour qui nous travaillons. Qu’est-ce que ça veut dire ? Que c’est honteux ? Ecrire demande des connaissances, de la réflexion, une maîtrise du langage. Un texte efficace capte l’attention, génère de l’adhésion : c’est un investissement justifié, qui peut rapporter beaucoup.

 

XXE : Alors, convaincue par XXE ?

Assez oui ! Tout d’abord c’est réservé à des experts et les profils permettent d’expliquer et de détailler de manière précise nos expériences et nos compétences. La possibilité d’indiquer des fourchettes de tarifs est largement appréciable. Très pratique également le fait de détailler ses disponibilités de façon précise. Enfin le scoring, le rating des experts présents qui doit arriver bientôt, me rassure. Cela permet aux clients potentiels de savoir vraiment à qui ils s’adressent avant même le premier contact réel : tout le monde gagne du temps. La dimension sociale enfin, est bien vue : comme je l’expliquais, bien des missions me parviennent par réseau. Les indépendants ont tendance à fonctionner comme ça : on recommande un graphiste qu’on connaît bien, on se regroupe pour mixer les compétences et répondre à un appel d’offres. XXE me paraît être très conforme à mes usages, à ma façon de travailler, et j’espère y trouver de nouvelles missions !

 

XXE : Parlons d’avenir justement : comment vois-tu le futur de ton métier ? Quel impact les technos comme les bots, les chats, peuvent-ils avoir selon toi ?

Je pense que les robots et l’intelligence artificielle vont avoir un impact important sur mon métier, mais qu’ils ne me piqueront pas mon job (rires), enfin pas dans sa forme actuelle ! Evidemment l’intelligence artificielle, les robots vont absorber une bonne partie des écrits, mais je ne sais pas si ce sera à moyen ou long terme. IBM a développé Watson, son intelligence artificielle, mais malgré ce progrès, nous ne sommes pas encore au point d’avoir des machines qui maîtrisent facilement le langage. Il y a déjà des robots journalistes, donc confier des textes à faible valeur ajoutée, comme des fiches produits, des textes répétitifs, des séquences automatisables, bien sûr. Simplement je crois que le vrai bénéfice d’Internet, c’est de nous pousser à rester focus sur ce que l’humain a de plus riche : trouver l’input émotionnel, contextualiser pour déclencher affect et confiance, favoriser l’attention et pour l’instant, c’est un  truc d’humain. Je crois aussi que la confiance n’exclut pas le contrôle, et que les travaux de supervision et de correction vont rester importants. Pour terminer, je crois que l’essentiel c’est de se demander en permanence quelles compétences sont mobilisées par le progrès technologique, quelles sont les évolutions des usages pour adapter son métier en permanence. Internet nous pousse à être bons dans nos jobs au présent, et à être enthousiastes sur leurs futurs !

L'équipe XXE

L'équipe XXE

Lecture de 4 min

0

commentaires

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Votre nom *
Email *
Commentaire*

TÉLÉCHARGEZ NOTRE LIVRE BLANC SUR L'ENTREPRISE ÉTENDUE !

DÉCOUVREZ CE CONCEPT ET INNOVEZ SANS LIMITE !

Quel futur attend les freelances et les entreprises ? Comment les entreprises peuvent-elles constituer leurs réseaux de freelances et créer à leur tour un collectif hybride d’experts salariés et indépendants ? Comment créer une entreprise étendue, casser la logique des silos ?

EN SAVOIR PLUS

INSCRIVEZ-VOUS
À LA NEWSLETTER