Audrey Liberge

Audrey Liberge

Lecture de 4 min

LE 08 Fév 2018

Yellow angels corner

Le slasher accro au boulot ? Être pluriactif ne tue pas forcément à la tâche !

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Le slasher accro au boulot ? Être pluriactif ne tue pas forcément à la tâche !
Le slasher accro au boulot ? Être pluriactif ne tue pas forcément à la tâche !

Ils collectionnent les casquettes plutôt que les baskets. Ils ont fait du dynamitage des codes traditionnels du travail leur occupation. Ils repositionnent le curseur de l’équilibre professionnel. Hyperactifs mais pas super stressés, les slashers se lâchent et apportent un vent de fraîcheur salvateur à la morosité du salariat version baby boomer. Baisser la garde, maîtriser son aversion au risque et miser sur l’épanouissement personnel… et si c’était ça, la nouvelle donne ? La légende urbaine voudrait que le slashing soit le pendant un peu in de l’expression « se tuer à la tâche ». Faux !, pour paraphraser un célèbre Youtuber français qui fait des vidéos. Le slasher des temps modernes est un chef d’orchestre qui donne de la valeur à ses compétences. C’est Geppetto, pas Pinocchio !

Le slasher : simplement un écolo de la compétence !

Quand on lui demande ce qu’il fait dans la vie, il prend une grande inspiration, le temps de défourailler la mitraillette, puis se lance : « Rédacteur web, webmarketer, pigiste, référenceur et guitariste semi-pro ». C’est tout ? « Je fais aussi du consulting quand on me sollicite, il faut d’ailleurs que j’appelle mon client ». Le slasher n’est pas mythomane. Il n’est pas non plus schizophrène… en tout cas pas au sens pathologique de la chose. Il a juste « 1 000 idées à la seconde » et il « veut tout, tout de suite ». Il a horreur du coût d’opportunité. En fait, c’est simplement un écolo de la compétence : il optimise ses talents pour ne pas les gaspiller ! La routine métro-boulot-dodo ? Très peu pour lui. Il arrive à travailler dans les transports et à se faire un plan dans la tête avant de dormir. Quand ses profs lui lançaient des punchlines sur la théorie de l’organisation, les bases du salariat, le taylorisme et autres joyeusetés poussiéreuses des sciences de gestion, le slasher dévorait One Person – Multiple Carreers de l’excellent Marci Alboher, un bouquin qui a fait couler beaucoup de pixels depuis sa publication en 2006. La banalissime question « Que faites-vous dans la vie » devient une véritable invitation à une épopée romanesque que le slasher se plait à vivre, au quotidien. Même si personne ne le comprend (et surtout pas sa maman). Mais même s’il est un peu hyperactif, le slasher n’est pas surmené : malgré un planning très chargé, il arrive encore à s’occuper de bébé ou de trouver le temps de voir ses amis de temps en temps. Mais comment fait-il ?

Du stress des premiers balbutiements à l’hyper-organisation de la maturité

Pour se rendre compte de l’ampleur du phénomène, il suffit de passer en revue les présentations des uns et des autres sur XXE. A la combinaison traditionnelle serveur-comédien viennent se greffer des développeur-sophrologue, designer-prof de capoeira et autres titres à rallonge, exotiques s’il en est, que l’on « sent » voulus, assumés et surtout épanouissants. S’il endosse son accoutrement de super-héro d’abord par considération pécuniaire, le slasher y prend goût et fait le choix délibéré de ne pas faire machine arrière. Après le stress des premiers balbutiements vient l’hyper-organisation. L’empirique fait son œuvre : le slasher, par un fascinant processus itératif, rigoureux mais inconscient, trie, filtre, évalue, pèse, combine, éclate, déconstruit, expérimente, pour inventer son équilibre personnel. Résultat : il identifie les créneaux les plus porteurs de ses talents et limite les déperditions d’énergie. Efficient. C’est son deuxième prénom. Consultant SEO ? Il consacre une heure en visio à un client important, peaufine la stratégie SEO d’un autre et forme le rédacteur d’une agence aux bonnes pratiques du référencement on page. Des prestas rapides et à forte valeur ajoutée qui ne menacent pas son week-end. Alors bien sûr, le rush est inévitable, mais il est ponctuel, comme ailleurs. Ceux qui n’ont pas encore assez de bouteille pour faire dans le conseil peuvent apprécier l’appui d’un solide allié : le temps. Plus on fait, mieux on fait, plus vite on fait. La courbe d’apprentissage de Wright est éloquente, comme l’expérience de quelques années passés en agence, à jongler entre les différents clients et projets.

Le pire ennemi du slasher ? La réunionite aigüe, qui peut mettre en péril son efficacité. On a trouvé la solution pour mener à bien votre deuxième activité entre deux réunions barbantes ! Elle arrive dans quelques semaines…

Pour compléter vos connaissances

Le slashing, phénomène de mode ou réelle transformation de nos modes de travail ? XXE se pose la question !

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